Very Bade(-Wurtemberg) Trip — #1, Mannheim, 2023

Nouveauté : je lance une petite série d('a priori) 3 épisodes, sur un voyage outre-rhin, qui va nous amener (en train !) de Mannheim, où l'on commence, jusqu'à Karlsruhe, où l'on a fini, en passant par Heidelbeg, où l'on est passé — même si c'était en fait le but du voyage, vous comprendrez le moment venu. Et en vrai, le voyage était super bien*.

Environ·s
4 min ⋅ 23/02/2025

Troisième pays européen (et deuxième pays étranger) couvert par cette newsletter décidément très international (pour les non-germanophones : “internationale”) ! En entrée de ce menu complet, une ville de prime abord bien peu touristique (d’ailleurs, on s’est entendu dire quelque fois “mais pour quoi Mannheim ?” — la réponse est simple : pour aller à Heidelberg en train, il faut passer par Mannheim, ou Karlsruhe. On a fait les deux pour varier les plaisirs, et fallait bien commencer quelque part. Notez qu’on aurait pu ne pas s’arrêter, mais au final, on aurait regretté, si tant est qu’on s’en serait rendu compte si on ne s’était pas arrêté, car regrette-t-on ce qu’on n’a pas connu, vous avez 2h, mais la réponse est plutôt oui, quand même, enfin je vais m’arrêter là avec de perdre complètement le contrôle de cette parenthèse déjà peut-être un tout petit peu trop longue mais vous me direz hein y’en a peu plus j’vous le mets quand même voyez-vous on est comme ça par ici).

Allégorie de mon introduction et réelle œuvre sportive de O. réalisée sans filet dans un parc de Mannheim.Allégorie de mon introduction et réelle œuvre sportive de O. réalisée sans filet dans un parc de Mannheim.

Alors je vous le dis direct : la photo de couverture représente l’attraction patrimoniale principale de cette ville un peu spéciale, la Wasserturm (enfin on ne la voit pas sur la photo de couverture, mais on est dans ses environs. La wasserturm est elle-même ci-dessous). Littéralement, déjà, parce que ben, c’est un château d’eau. Et aussi parce que ben c’est une tour, et y’a de l’eau aussi autour. Et c’est un château d’eau plutôt classos.

Une autre des particularités de la ville s’admire sur plan. Comme vous vous en rendrez vite compte en regardant en regardant une carte autour de Paradeplatz, là-bas, dire qu’en Allemagne, c’est carré, n’est pas un abus de langage. Mais c’est moins photogénique. Alors qu’un coucher de soleil sur une fontaine, ça, ça peut occuper un certain temps un photographe.

Alors classe ou pas classe ?Alors classe ou pas classe ?

Alooooooors ?Alooooooors ?

Bon il y a aussi de très très grands et chouettes parcs, et des grosses baraques. On est bien en Allemagne.

On est en mai, il fait frais à l’ombre mais les bières se boivent en terrasse avec des wurst (ben oui c’est pas une caricature c’est juste bon) et les gazons sont occupés par des groupes, des couples, des familles. Et puis, c’est un peu fête avec le BUGA — un immense concours de danses exotiques de jardinage (oui oui). Alors comme on aime bien les fleurs, ben on est allé voir. Je vous épargne les dizaines de photos de… fleurs. Et je vous sélectionne quelques installations un peu sympa, qu’on est allés voir en téléphérique urbain (construit pour l’occasion, j’en reparle plus bas) : hé oui !

Bon à Lyon on a déjà les MIF mais quand même c’est photogénique.Bon à Lyon on a déjà les MIF mais quand même c’est photogénique.

Quelques installations indoor plus “conceptuelles” mais très graphiques également.Quelques installations indoor plus “conceptuelles” mais très graphiques également.

Et puis de super champipi en vitrines, ça c’était original.Et puis de super champipi en vitrines, ça c’était original.

Et puis comme c’est l’habitude pour ce genre d’animation majeure (un concours fédéral de paysagisme tous les 2 ans, ça occupe du beau monde et ça coûte de l’argent), c’est aussi un prétexte à des aménagements plus pérennes, comme une incroyable aire de jeux dans ce 2e gigantesque parc, ancienne base de l’OTAN et écrin de ce BUGA 2023.

J’adore le mystère de cette photo : où va l’eau, d’où vient-elle, la photo est-elle à l’endroit ? Que de mystères. Non ? Des mystèèèèères.J’adore le mystère de cette photo : où va l’eau, d’où vient-elle, la photo est-elle à l’endroit ? Que de mystères. Non ? Des mystèèèèères.

Ah oui, il y a aussi un château qui n’est pas d’eau. Un vrai château, quoi. Où on peut mettre des gens dedans. Au bord du Rhin. Construit y’a quelques temps mais bien détruit dans les années 40, il a été reconstruit par la suite. Il héberge un petit musée et une université, de mémoire. Je vous mets la photo la plus intéressante de cette visite juste ci-dessous. Ce n’est pas l’expression déguisée d’une opinion sur ledit bâtiment, c’est juste une très belle écrire pour un tel mot, surtout sur le mur d’un château, schloss en allemand, si vous voulez briller en cours d’histoire société.

Ceci étant fait, on peut passer au musée d’art de Mannheim, la KuMa (ou le KuMa si vous êtes team #onditLEcovid).

Ça commence avant même de rentrer dedans c'est fou.Ça commence avant même de rentrer dedans c'est fou.

Entre des installations massives, une architecture moderne bien intégrée avec l’ancien musée historique, une forêt légo participative à l’entrée et une collection de céramique incroyable, voilà un musée qui vaut le détour.

Oui, nous avons bien sûr ajouté notre contribution à cette œuvre collective. La trouverez-vous ?
Peu probable, comme j'ai pris cette photo avant qu'on la conçoive !

"Ciel, mon chapeau !""Ciel, mon chapeau !"

Mise en abîme et céramique, peut-être un fil rouge, finalement, de ce voyage, on en reparle.Mise en abîme et céramique, peut-être un fil rouge, finalement, de ce voyage, on en reparle.

Et bam le temps qui passe qui vole en mouvement "perpétuel" au milieu du hall principal, tout ça pour ne pas s'embêter à avoir plusieurs horloges.Et bam le temps qui passe qui vole en mouvement "perpétuel" au milieu du hall principal, tout ça pour ne pas s'embêter à avoir plusieurs horloges.

Voyez, c'est malin, comme ça, d'ici on peut aussi avoir l'heure, et c'est la même horloge. Sont malins ces artistes.Voyez, c'est malin, comme ça, d'ici on peut aussi avoir l'heure, et c'est la même horloge. Sont malins ces artistes.

L’aile ancienne du musée abrite plutôt les peintures et œuvres anciennes, et s’attarde à la question des œuvres spoliées par les nazis, via une signalétique spécifiques indiquant si l’œuvre est légitime, d’origine indéterminée (éventuellement avec une enquête encore en cours, ou trace perdue) ou si la famille d’origine a pu être trouvée (auquel cas, si l’œuvre est là, c’est qu’il y a eu accord). Et il y a notamment cette œuvre qui prouve que oui, il y a bien eu de la neige au moins une fois dans l'histoire récente en France. C'était aux environs d'une épicerie en briques rouges.

En attendant, le style de l’ancien bâtiment est… différent.

Le choc des architectures !Le choc des architectures !

On n’était pas tant dépaysé vu l’hôtel (très sympathique au demeurant) dans lequel on a séjourné ces quelques jours passés à notre première escale allemande.

Les chambres étaient plus sobres.Les chambres étaient plus sobres.

Et voilà, la prochaine fois je vous emmène à Heidelberg, prochaine étape de notre voyage et une des plus anciennes universités d’Europe !


En terme d’actualité, je ne peux passer à côté du fait que nous sommes à la veille du 24 février qui verra sonner le 3e anniversaire du lancement opérationnel de l’invasion de l’Ukraine “continentale” par la Russie impérialiste de Poutine — et ça, sans parler de l’arrivée de Trump. Bref, pas jouace. Soutien au peuple Ukrainien et aux autres peuples qui subissent un état qu’ils n’ont pas choisi, non à la guerre mais pas à n’importe quel prix.

En attendant, sans transition et de manière plus légère, je suis ravi de partager avec vous que je compte parmi les les amis du Poisson Manqué (compagnie magnifique dont j’ai déjà parlé dans la dernière newsletter pour l’exposition).


Intéressé·e par mon regard pour votre événement ou votre projet ? Discutons-en !

Intéressé·e par les photos de ce numéro d’Environ·s ? Tout comme les photos publiées sur bertrandparo.photo et pixelfed.social/be_paro_, elles peuvent (sauf mention contraire) à la fois être commandées en circuit court (impression papier fine art réalisée pas loin), et utilisées librement grâce à la licence Creative commons CC BY-SA (c’est-à-dire à condition de me citer et de repartager votre travail dans les mêmes conditions). Je peux vous transmettre les images en grand format (elles sont ici en taille réduite pour éviter d’alourdir le mail) sur demande.

Une seule adresse à retenir : ecrire@bertrandparo.photo


Le saviez-vous ? Vous pouvez réagir, liker et commenter ce numéro d’Environ·s (et les autres) sur sa version en ligne disponible sur environs.kessel.media ! Ne le faites pas pour vous, faites-le pour moi : je serai ravi d’avoir vos retours sur mon travail !

Merci de votre lecture, et à très bientôt !

— Bertrand Paris-Romaskevich

*Rapport au titre de la newsletter, sisi, allez, un jeu de mot trilingue, tout ça.

Environ·s

Par Bertrand Paris-Romaskevich

Je suis photographe pratiquant depuis une quinzaine d’années, officiellement artisan depuis moins longtemps pour pouvoir travailler sur des commandes pour des universités, des compagnies de théâtre ou de danse, des associations, des collectifs ou d'autres structures autour de la culture : arts, sciences, cuisines, architectures, artisanats. J'interviens pour du reportage évènementiel au court ou au long court : festivals, conférences, travail quotidien, représentations, expositions, médiations, expériences, stages ou ateliers…

Je fais également beaucoup de photos personnelles “spontanées” lors de mes pérégrinations, souvent par ici, parfois par là-bas… Je m’intéresse particulièrement aux détails et paysages, avec un intérêt particulier pour les musées et les moments partagés, comme autour de la cuisine.

J’espère vous faire voyager avec ce nouveau projet !

Les derniers articles publiés